Explication de la Pâque juive et de la Pâque biblique et différence avec la fête de Pâques catholique

par nicolas le 3 avril 2007 · 7 commentaires

dans la rubrique Exhortations et sermons

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NDLR: J’ai demandé à Marcel M., un frère bien aimé membre de l’AFJM de nous expliquer la différence. Ce qu’il fait avec brio et concision.

Il y a Pâques et Pâque…

Pour dissiper toute confusion possible, disons que le mot Pâque, féminin et singulier, désigne la fête juive. Il s’emploie avec l’article défini et, dans l’usage actuel, la tendance est de l’écrire avec une majuscule : la Pâque juive.

Chez les catholiques, on parle de la fête de Pâques, sans article et avec une majuscule. Malgré le « s » final, il est singulier dans ce contexte… et masculin; on écrira donc : Pâques est célébré très tôt cette année. On écrira de même : des œufs de Pâques, les vacances de Pâques, le lundi de Pâques, de l’eau de Pâques. Curieusement, le mot devient féminin lorsqu’il est pluriel, surtout dans des expressions consacrées : Joyeuses Pâques!, Pâques fleuries, etc. Pâques peut toutefois s’écrire avec ou sans majuscule dans l’expression faire ses Pâques (ou pâques).

Par ailleurs, chez les orthodoxes, on emploie traditionnellement le mot Pâque au féminin singulier et précédé d’un article défini, la Pâque orthodoxe. On note cependant que la graphie avec s, Pâques, est de plus en plus attestée, la Pâques orthodoxe. Cette fête est célébrée notamment dans l’Église orthodoxe grecque ou russe.

Pâque est un nom féminin singulier lorsqu’il désigne la fête juive. Il est alors précédé de l’article défini féminin. Bien que l’on ait déjà employé la minuscule lorsqu’il s’agissait de cette fête, l’usage est maintenant d’utiliser la majuscule.

Pâque juive & Pâques chrétiennes

On distingue la Pâque juive des Pâques chrétiennes : la Pâque juive s’emploie au singulier, les Pâques chrétiennes au pluriel.

Au Moyen Âge, on écrivait au singulier ou au pluriel indifféremment pour les deux fêtes. Elles se fêtent à la même époque, au début du printemps mais pas le même jour ! Et elles n’ont pas la même signification. Cependant la Pâque juive a largement influencé la célébration chrétienne !

La Pâque juive a lieu le 15 nissan, le mois des épis et premier mois de l’année. Ce mois est à cheval entre mars et avril. Le calendrier juif est lunaire: le mois commence avec la nouvelle lune. En 2007, les Juifs célèbrent Pâque le mardi 3 avril.

Quelle est l’origine de la fête chrétienne de Pâques ?

La première célébration de la résurrection du Christ fut la célébration hebdomadaire de chaque dimanche premier jour de la semaine.

Le Nouveau Testament ne fait aucune mention d’une fête annuelle chrétienne de Pâques. Elle n’apparut qu’ensuite, au second siècle. Les Églises d’orient, restées proches de la tradition juive, célébraient Pâques le 14 Nissan (quel que soit le jour de la semaine) commémorant ainsi la mort de Jésus. A Rome, on célébrait Pâques le dimanche jour de la Résurrection.

Au concile de Nicée (en 325), toutes les églises se sont mises d’accord pour se distinguer des juifs et pour que la Pâques chrétienne soit célébré le dimanche qui suit la pleine lune (14 Nissan) après l’équinoxe de printemps.

« Pour se distinguer des juifs »: l’explication est là je pense, une manifestation de l’antisémitisme des pères de la religion romaine afin de se démarquer de la Paque (Pessah qui a donné en français le verbe « passer ») de l’Eternel donnée aux Juifs.

Pâque au singulier correspond à la première Pâque du peuple Israël et Pâques au pluriel aux deux Pâques, la première plus celle accomplie par Jésus ? On devrait d’ailleurs toujours se souvenir des deux.

>>> Pessah, une vidéo explicative (en anglais)


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1 Mankarios Dimitri 3 avril 2007 à 15 h 27 min

La langue française est pleine d’irrégularité déconcertante, mais je l’apprécie du à sa complexité.
Merci surtout pour les explications
qui sont d’une valeur infiniment intéressante

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2 schoenel 3 avril 2007 à 15 h 49 min

L’équinoxe de Printemps, ou la Pâques païenne en opposition avec la pâque juive.

Ostara (appelé aussi Oestara, Jour d’Eostre, Rite d’Eostre, Alban Eilir (nom druidique), Festival des arbres…) c’est l’équinoxe de Printemps, la nuit et le jour sont d’égale durée. La définition actuelle de la date de Pâques est celle définie en 325 lors du concile de Nicée. "Pâques est le dimanche qui suit le quatorzième jour de la Lune qui atteint cet âge au 21 mars ou immédiatement après". Le quatorzième jour de la Lune étant le jour de la pleine Lune et le 21 mars correspondant à la date de l’équinoxe de printemps, cette définition est souvent traduite de la manière suivante : Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine Lune de Printemps.
On perçoit nettement l’influence nordique de cette fête, avec le nom qu’ on lui donne généralement : Ostara. En effet, il provient d’Eostre. Eostre est une Déesse germanique de la fertilité à qui ont faisait des offrandes d’oeufs peints pour assurer le venue du printemps.
Chargée de symboles païens, l’équinoxe de printemps est toujours fêtée aujourd’hui. Nous mangeons des lapins en chocolat ( le lièvre est l’animal sacré d’Eostre en tant que symbole de fertilité), des poules et des œufs. Le mot Easter qui signifie pâques en anglais vient d’ailleurs du nom de cette Déesse, l’antique Ishtar babylonienne déesse de la fécondité. La première mission du christianisme fut de lutter contre le paganisme. Il fallait le supplanter si possible, s’implanter là où il existait, en accepter les éléments, si nécessaire. Les deux croyances se mêlèrent. À Pâques, les Chrétiens fêtaient la Résurrection du Christ, les païens célébraient leur déesse Easter et la naissance de la nouvelle année.

La symbolique de l’œuf est très chargée. En effet, il détient en lui la genèse du monde. D’après la cosmologie orphique, l’Univers serait né d’un œuf cosmique (matrice originelle) d’où serait sorti le premier des dieux. L’orphisme, dans ses plus proches développements, a considéré que Pan était le Dieu de la totalité. Son image représentait la relation entre l’homme et la nature – le bas d’un bouc et le haut d’un homme. Mais l’orphisme sera supplanté par le mithraïsme perse qui annonce l’hénothéisme, une forme particulière du polythéisme, où un dieu joue un rôle prédominant par rapport aux autres, ce qui lui vaut un culte préférentiel. L’hénothéisme ne nie pas l’existence de plusieurs dieux, mais propose aux humains de ne s’attacher qu’à un seul d’entre eux. Dans la démarche hénothéiste, il n’ y a pas l’idée que ce seul dieu soit supérieur ou meilleur que les autres, mais l’idée que ce dieu a été choisi par ces croyants parmi tous les dieux existants. Cette conception nouvelle de la religion va mener au zoroastrisme qui fut l’une des premières religions à proclamer l’hénothéisme (ou monolâtrie, une forme supposée prédater le monothéisme, mais qui n’en est pas encore un), avec Ahura Mazda pour dieu principal. Les zoroastristes vénèrent le feu éternel l’esprit saint (Spenta Mainyu) symbole du dieu qui habite dans le ciel. Mithra le dieu souverain des Perses était le fils d’Ahura Mazda le Ciel, dont l’œil est le Soleil (Mithra), et le médiateur entre le ciel et les hommes. Il enlève au Feu sa condition divine pour en faire un symbole concret de la Lumière. Ce n’est désormais plus en tant que dieu que le feu est vénéré, mais en tant qu’aspect éminent d’Ahura Mazda. Mithra représente le dieu qui apporte la lumière aux hommes, afin qu’ils puissent adorer le dieu unique père de tous les dieux. Le mithraisme est donc le principe de la révélation des mystères qui permettent aux hommes de parvenir à la lumière et trouver le dieu véritable et unique qui habite dans le ciel.
En 274, sa popularité était devenue si grande que l’empereur Aurélien déclara son culte religion d’état et fixa sa fête au 25 décembre. Certains serments devaient être faits au nom de Mithra et les traités impériaux étaient inscrits sur des plaques gravées à son effigie. Dans la foulée de cette popularité, les Romains lui donnèrent peu à peu un nom plus latin : Sol Invictus ("Soleil Invincible").
Le mithraïsme était riche d’éléments qui tiraient leur origine des siècles et parfois même des millénaires de culture indo-européenne. Les premiers chrétiens romains, en abandonnant le culte de Mithra, y restèrent cependant encore longtemps très attachés, d’où la présence de nombreux rites mithriaques conservés par le catholicisme romain.
Par exemple, dans la religion de Mithra on sacralisait le dimanche, le jour du Soleil (d’où Sunday ou Sonntag). De même, le pain et le vin étaient consacrés dans l’eucharistie prend la forme d’une hostie ronde solaire. Quant au clergé, il a emprunté le titre de « père » aux prêtres de Mithra, malgré l’interdiction formelle du Christ: « N’appelez personne votre « Père » sur la terre: car vous n’en avez qu’un, le Père céleste » (Mt 23:9). Il n’est donc pas étonnant que la mitre, le bonnet des évêques, rappelle Mithra. « Si le christianisme eut été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle, le monde eut été mithraiste. »
Malgré sa disparition, le mithraïsme inspira beaucoup le catholicisme, en particulier en ce qui concerne Noël. La fête la plus importante dans la religion de Mithra se situait au jour du Solstice d’hiver, considéré comme le jour de naissance de Mithra et la victoire de la lumière sur les ténèbres.

Dès que les persécutions cessèrent contre les chrétiens dans l’Empire Romain, le Christianisme entra dans les cours et les palais des rois. La voie était préparée pour l’introduction d’une transformation radicale au sein du Christianisme. La tradition veut que l’Empereur Constantin eut une vision à la veille de la bataille du pont Milvius, le 28 Octobre de l’an 312, lorsqu’il marchait contre Maxence, et se soit convertit brutalement au Christianisme. En fait Constantin n’était motivé que par la conviction que la foi chrétienne l’aiderait à unifier l’Empire Romain. Il espérait réformer la religion de l’Empire, d’en détrôner tous les dieux et d’établir le culte absolu de Mithra, le fils du Soleil. Constantin fut un adepte de Mithra et suivit les pas de Zoroastre et de Mani pour faire une réforme habile et subtile du Mithraisme en lui donnant une apparence chrétienne. L’occasion se présenta pour Constantin lorsqu’il marcha vers Rome avec son armée, et que ses soldats virent dans le ciel un signe formé par les rayons du soleil en forme de la lettre "X". Les soldats Romains, marqués de superstitions, y reconnurent immédiatement le signe d’Apollo, "Sol Invictus" qui signifie "le Soleil invincible". Constantin décida de se servir du Christianisme pour servir ses propres intérêts. Ce fut dans une discussion avec DACIUS, un de ses généraux, que Constantin dit : "Le Christianisme proprement contrôlé peut devenir une puissante force pour maintenir l’ordre dans l’Empire. Si je suis là pour régner, je dois le gouverner partout". Constantin sût reconnaître dans la lettre "X" du signe d’Apollo, son équivalent dans le Grec ou la lettre "X", qui se prononce "CH", et qui est l’initiale du nom du Christ. Réalisant que dans sa signification ce signe unissait le Paganisme et le Christianisme il se dit: "Par ce signe je vaincrai". Le lendemain il ordonna à ses artisans de fabriquer un étendard sur lequel serait suspendu un drapeau avec la lettre "X", et qui devait en plus être peint sur tous les boucliers de ses soldats. Après sa victoire sur Maxence au pont Milvius Constantin prit alors le titre de "Maximus Augustus", le "Suprême Vénérable", fils d’Apollo, "Souverain Pontife" des Mystères Chaldéens du Culte du Soleil, et maître suprême du Paganisme, et rencontra Licinius à Milan au début de l’an 313. Ils prirent alors en commun les décisions qui formulèrent l’édit de Milan, proclamant la liberté chrétienne, et attribuant à tous la liberté d’adorer Dieu sous la forme qui leur plaisait. De plus il fallait obtenir que chaque religion fit sa paix et son unité. Cette liberté provisoire dura pour une période de douze ans, jusqu’en 325 (conseil oeucuménique de Nicée). Dans la première partie du 4ème siècle, Constantin poursuivit son objectif d’une réforme Mithraique, et proclama un édit qui établit le Dimanche comme jour de fête obligatoire, dans toute l’étendue de l’Empire Romain. Ce fut à ce moment qu’on commença à changer le nom des fêtes païennes et qu’on leur donna des noms chrétiens: la fête de Saturne, c’est à dire de Mithra ou Apollo, devint Noel; la fête d’Astarté ou Ishtar devint Pâques; la fête de Thammuz ou Lucifer devint la Saint-Jean, etc… Constantin comprenait, en effet, que si les mêmes jours étaient observés par les Chrétiens et les Païens, tous seraient incités à embrasser sa nouvelle forme de christianisme. Constantin était déterminé à rassembler le monde Chrétien sous ses étendards. Cela donnera cette nouvelle religion universelle, le catholicisme, car le mot « catholique » signifie "selon le tout", "universel". Le catholicisme adaptera donc l’évangile au mithraïsme et tient plus de l’hénothéisme que du christianisme selon l’évangile.

Cette année la Pâques catholique dite (chrétienne) se mêle à la pâque juive, que chacun en connaissance de cause se détermine et fasse le bon choix.
Moi je fête pessah avec des juifs.

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3 malo 23 avril 2007 à 15 h 09 min

que signifi pâque

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4 joelle sery 8 janvier 2008 à 21 h 02 min

j’aimerai avec votre permission avoir plus de renseignements sur la date de la paque juive; dans votre commentaire vous avez dit que dimanche est le premier jour alors si dimanche est le premier jour cela signifie que samedi est le 7ième jour donc le jour de sabbat alors pour moi le jour de paque devais être un samedi. dans Genèse quand Dieu a finit son oeuvre il s’est reposé le 7ième jour et il a dit que c’est en ce jour que tout homme doit le glorifier alors je me pose cette question quelest le véritable jour de sabbat chez vous? J’aimerais que vous me repondiez vite car ces informations sont capitales pour moi.

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5 Nicosono 8 janvier 2008 à 21 h 08 min

Cette année Pessah commence le 20 avril/15 Nisan et dure toujours sept jours.

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6 Philippe 8 mars 2008 à 17 h 10 min

En fait en hébreu sept, c’est shéba. Le shabbat ne sera vraiment mis en oeuvre que pendant la traversée du désert…Bien évidemment shabbat vient trés certainement de shéba… sept = fin d’un cycle, d’ou cesser…parceque fin de la création…Quand à Paques, ce n’est ni un samedi, ni un dimanche. C’est après l’équinoxe de printemps, dés la première pleine lune, donc début de mois et tu attends le 15° jour. C’est la Pâque juive. A mon sens, il n’y a pas d’autre Pâque. Comme la shabbat est prédéfini, la Pâque est aussi prédéfinie pour apparaitre avec le Messie…

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7 Philippe 8 mars 2008 à 17 h 15 min

Dernière petite chose,le calendrier juif était et n’était pas lunaire. Il l’était, car la durée des mois était basée sur la durée entre 2 pleines lunes, mais il ne l’était pas car, comme il y avait un décalage,car le cycle de rotation de la terre autour du soleil n’est pas lunaire… les juifs rajoutaient un 13° mois. Le calendrier était plutôt luni-solaire. Quand on connait l’importance des fêtes hébraiques, ils ne pouvaient pas se tromper…..

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